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Le film qui ne sert à rien

7 ans de séduction

une niaiserie de Nigel Cole

Critiques > 10 août 2005

Deux ans après le pathétique Calendar girls, Nigel Cole emploie Ashton Kutcher pour une comédie sentimentale dont le titre français plagie sans aucune gêne l’un des films mythique de Billy Wilder.


Question : est-ce qu’un jour, Ashton Kutcher jouera dans un film dont on pourra parler ailleurs que dans le Peloton d’Exécution ? À tout juste 27 ans, le jeune acteur issu de l’excellentissisme That 70’s show est déjà l’alter égo masculin de Sandra Bullock tant il collectionne les navets. De Eh mec, elle est où ma caisse ? (tout est dans le titre) à Black/White (déjà au peloton) en passant par Pour le meilleur et pour le rire, Treize à la douzaine et Mon boss, sa fille et moi, aucun film n’est là pour rattraper l’autre. Il faut dire qu’avec son physique de beau gosse fadasse dépourvu de charme, Ashton Kutcher ne suscite rien mais ne dérange personne. Existe-t-il en fait ?

Pour 7 ans de séduction, la recette est la même. L’acteur joue ce qu’il sait jouer ou ce qu’il est : le séducteur de troisième zone faussement extravagant. Hollywood n’étant jamais en reste pour racler les fonds de tiroir, on ose nous promettre un Quand Harry rencontre Sally "New Generation". Est-ce à croire que la nouvelle génération en question est aussi niaise et fade, à l’image des deux protagonistes principaux ? Il y a tout de même un pas que l’on franchirait bien. Car cette fantaisie, qui serait la marque de fabrique de l’actuel petit ami de Demi Moore, est aussi contrefaite que les seins de cette dernière. Alors que son interprétation de Kelso dans la série qui l’a révélé, représentait le summum de la bêtise assumée, Ashton Kutcher peine terriblement à imposer sa présence à l’écran. D’abord étudiant en biochimie puis mannequin, on se demande finalement s’il n’est pas arrivé au cinéma par erreur.

Clément Graminiès

Image © Touchstone Pictures


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