Fabuleuses Fabulettes
  • Fabuleuses Fabulettes

  • Réalisation : Jan Locher, Thomas Hinke, Fabrice Luang-Vija, Cecilia Marreiros-Marum, Heikki Prepula
  • Les Fables en délire, 3e partie et 4e partie (France, Belgique - 2007), de Fabrice Luang-Vija, 11min et 12min
    Lunolin, petit naturaliste (France, Belgique - 2005, de Cécilia Marreiros Marum
    Les Trois Boucs (Kolme Pukkia, Finlande - 2001), de Heikki Prepula, 4min
    L'Oiseau à réaction (Der Propellervogel, Allemagne - 2006), de Jan Locher et Thomas Hinke, 5min
  • Distributeur : Les Films du Préau
  • Date de sortie : 7 février 2007
  • Durée : 40min

Les animaux en délire


Les animaux en délire

Une série de courts métrages d’animation à la facture simpliste et sans prétention artistique conte avec un certain décalage les aventures rocambolesques d’animaux tous aussi farfelus les uns que les autres. Réalisés par des animateurs venus d’horizons divers (pays, parcours, âge), ces fabulettes parlent autant de la pollution sonore, de l’amitié entre un petit garçon et deux hérissons que des difficultés pour un lion, un renard et une vache à s’entendre amoureusement.

Après Fables d’été, Fables d’hiver, sortie en 2005, les Fabuleuses Fabulettes renoue avec le thème de la ferme en délire. Du dessin animé traditionnel à la 2D retravaillée sur ordinateur en passant par les papiers découpés, ces cinq courts ont le juste mérite d’être attractif et de combiner un graphisme sobre et un design minimaliste. Les bandes sonores sont ciselées avec précaution (aucun dialogue) et le bruitage illustre impeccablement les gestes et les réactions des animaux.

Dans Les Fables en délire (Fabrice Luang-Vija), trois bêtes issues d’un milieu géographique différent (vache ou cochon, renard ou loup, lion ou éléphant) tentent de s’aimer, se détestent, se bagarrent, chipent leur repas, font de drôles de rêves et n’en finissent jamais d’exploser à la fin de chaque court. Une violence étonnante qui rappelle de loin en loin l’idée même de fable : symbolique animale, vivacité et ressorts comiques. Un côté « guignol » – je te tape, tu me tapes – parcourt également ces rocambolesques aventures qui finissent mal mais avec ô combien de moralité. Cependant, les deux courts particulièrement réussis et qui pourraient de fait intéresser un spectateur plus haut que trois pommes sont Lunolin, petit naturaliste et L’Oiseau à réaction. Si le premier joue beaucoup avec le cadre et la composition du cadre (utilisation de split-screen), les problèmes de taille entre un petit garçon et deux hérissons, le second est un conte délicieusement jazzy avec trois oiseaux qui tapent du pied et font des ailes pour se faire entendre en musique. Dans les deux cas, la facture graphique fonctionne fort bien et les animaux ont leur petite âme au creux de leur pelage. Voici donc un programme tout mignon mais dédié exclusivement aux touts petits.

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