Werner Herzog, cinéaste de l’extrême

Werner Herzog, cinéaste de l’extrême

Werner Herzog, cinéaste de l’extrême

Qu’il filme l’envol d’un champion défiant les lois de la gravitation ou qu’il sonde les abîmes de la solitude dans laquelle les sourds-aveugles sont condamnés à vivre, l’œuvre de Werner Herzog exerce une fascination vertigineuse, à la mesure des personnages exceptionnels sur lesquels il choisit de porter son attention.

Cinéaste de toutes les expériences humaines extrêmes, il s’est aussi aventuré aux limites du langage et de la perception. Du mutisme du vieil homme et du délire verbal des témoins de Derniers mots, de l’alphabet et de la syntaxe qu’il faut signer dans la paume de Frau Straubinger, des incantations extatiques des auctionneers de How Much Wood…, de tous ces dérèglements de la parole émane une étrangeté que le cinéma parvient à convertir en une puissance poétique d’une immense beauté.

Hélène Coppel, Annick Peigné-Giuly

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