© Les Alchimistes
La Lumière ne meurt jamais

La Lumière ne meurt jamais

de Lauri-Matti Parppei

  • La Lumière ne meurt jamais
  • (Jossain on valo joka ei sammu)

  • Finlande, Norvège2026
  • Réalisation : Lauri-Matti Parppei
  • Scénario : Lauri-Matti Parppei
  • Image : Mikko Parttimaa
  • Décors : Nanna Hirvonen
  • Son : Yngve Leidulv Sætre, Juuso Oksala
  • Montage : Frida Eggum Michaelsen
  • Musique : Lauri-Matti Parppei
  • Producteur(s) : Ilona Tolmunen, Vincent Saunders
  • Production : Goodtime Pictures
  • Interprétation : Samuel Kujala (Pauli), Anna Rosaliina Kauno (Iiris), Camille Auer (Sini)...
  • Distributeur : Les Alchimistes
  • Date de sortie : 4 février 2026
  • Durée : 1h48

La Lumière ne meurt jamais

de Lauri-Matti Parppei

La flûte désenchantée


La flûte désenchantée

Pauli, jeune flûtiste professionnel, rentre chez ses parents après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Le soir de son retour, il aperçoit une jeune femme qui déambule dans son quartier : casque sur les oreilles et micro à la main, elle enregistre les sons environnants en frappant avec un maillet sur des canalisations, avant que ces percussions improvisées déclenchent par inadvertance l’alarme d’une automobile. Le sursaut provoqué par ce soudain vacarme entend figurer l’énergie avec laquelle cette ancienne camarade de classe va sortir Pauli de sa torpeur : c’est en assistant plus tard dans le film à l’un de ses concerts qu’il découvrira la dynamique salvatrice de la musique expérimentale et se libérera peu à peu des barrières artificielles que l’enseignement classique avait érigées en lui.

La logique du contrepoint, filée tout au long de ce récit d’apprentissage, manque malheureusement de finesse. Les séquences musicales, qui mêlent des ustensiles incongrus (les personnages jouent avec des verres d’eau et de l’électroménager) aux traditionnelles basses et guitares électriques, demeurent assez conventionnelles ; un comble pour une musique qui, selon les personnages eux-mêmes, doit être « supranaturelle ». En opposant le classique à l’expérimental, le film fait par ailleurs l’impasse sur les ponts féconds entre ces deux styles. Cette dichotomie trouve son acmé lorsque le flûtiste s’avance dans l’enceinte monumentale de son conservatoire. La froideur du lieu, combinée à la condescendance de ses collègues, pousse à nouveau Pauli dans les bras de la musique expérimentale : filmée en gros plan, la dernière performance nocturne est quant à elle réchauffée par les flammes d’un brasier. Le son de sa flûte (dont le film nous privait l’écoute depuis le début) retentit alors pour la première fois, comme une ultime métaphore surlignée de la renaissance du personnage.

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