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The House

The House

de Kyle Edward Ball

  • The House
  • (Skinamarink)

  • Canada2023
  • Réalisation : Kyle Edward Ball
  • Scénario : Kyle Edward Ball
  • Image : Jamie McRae
  • Montage : Kyle Edward Ball
  • Production : Mutiny Pictures, ERO Picture Company
  • Interprétation : Lucas Paul (Kevin), Dali Rose Tetrault (Kaylee)...
  • Distributeur : ESC Films
  • Date de sortie VOD : 27 juillet 2023
  • Durée : 1h40

The House

de Kyle Edward Ball

Dans le noir


Dans le noir

Une nuit, Kevin et Kaylee découvrent que les fenêtres et les portes de leur maison ont soudainement été remplacées par des murs. En l’absence de leurs parents, les deux jeunes enfants se retrouvent alors seuls et prisonniers, tandis que de sinistres râlements se font entendre depuis le premier étage. Précédé d’une réputation de film d’horreur singulier, voire expérimental, The House ne montre sa maison hantée qu’à travers des cadrages incongrus qui empêchent d’appréhender les pièces dans leur ensemble, mais aussi de reconnaître le visage des deux personnages, souvent relégués au bord de cadre, la tête collée contre un mur. On ne voit de fait quasiment rien dans cet obscur huis-clos signé Kyle Edward Ball, d’autant que le grain de la pellicule, exacerbé, forme des tâches inquiétantes sur la surface des images. L’enjeu est alors, pour le spectateur, de rester à l’affût des détails étranges et inexpliqués qui dérèglent certains plans : un drap qui bouge tout seul, un jouet qui change de place, etc.

Le pari est risqué et la formule, minimaliste. Reste qu’à trop miser sur la dimension suggestive d’une horreur sonore sur fond de peur de l’abandon (les rares répliques audibles sont celles des enfants appelant, en vain, leurs parents), The House se révèle vite être une sorte de Paranormal Activity branché, dans lequel la crudité numérique des images de vidéosurveillance est simplement remplacée par la texture plus tape-à‑l’œil d’une bande pellicule. Le film n’a en réalité pas grand-chose à proposer et se contente de multiplier les mêmes plans tournés vers le sol ou un coin de mur. Alors même que son dispositif témoigne d’une volonté de se distinguer de l’horreur commerciale, Kyle Edward Ball n’a finalement pas d’autre choix que de s’en remettre ponctuellement à des jumpscares et des séquences subjectives en caméra portée, proches de la saga REC. Ironie du sort : ce sont les passages les plus réussis d’un film qui se croit pourtant naïvement au-dessus du lot.

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