Après avoir imaginé dans notre numéro anniversaire le futur du cinéma à partir de ses contours contemporains, nous avons souhaité dans ce deuxième numéro penser son état actuel à l’aune d’un passé quelque peu statufié – celui de la modernité cinématographique, dont une partie du cinéma d’auteur contemporain se revendique.
Outre des analyses thématiques pour tenter de répondre à cette question, on trouve dans ce numéro plusieurs interviews avec des cinéastes, ainsi qu’un dossier consacré à Robert Altman et un grand entretien qui interroge le rapport de Donald Trump aux images.
Le numéro est, pour le moment, uniquement disponible à la commande jusqu’au 15 juin : https://www.helloasso.com/associations/critikat-com/collectes/critikat-numero‑2
Au sommaire
Sur 92 pages, le numéro s’organise autour de trois grands axes :
DOSSIER | Le cinéma est-il encore « moderne » ?
Que signifie être moderne en 2026 ? Quelle est l’histoire de cette notion ? Comment a‑t-elle traversé l’histoire du cinéma portugais ou encore l’œuvre d’Alain Guiraudie ? Ce dossier d’une cinquantaine de pages articule des analyses transversales à de nombreux entretiens : Radu Jude, Lisandro Alonso, Alexandre Koberidze, Lav Diaz…
À ces textes s’ajoute un ensemble d’analyses comparatives, mettant en miroir les modernes d’hier et d’aujourd’hui : Weerasethakul est-il un héritier de Tarkovski ? Et si Pacifiction était le Out 1 contemporain ? Comment Sophie Letourneur et Radu Jude dialoguent-ils avec Rossellini ?
RÉTROSPECTIVE | Revoir Altman
De nombreuses pages sont également consacrées à Robert Altman, qui vient de faire l’objet d’une rétrospective à la Cinémathèque française. En plus d’une longue analyse parcourant son œuvre peuplée de miroirs, de doubles et de mythes, nous nous sommes entretenus avec Jean-Baptiste Thoret afin de désamorcer quelques clichés qui collent à cette filmographie iconoclaste.
GRAND ENTRETIEN | Trump, l’offensive des images
Enfin, il nous a semblé nécessaire de revenir sur un autre fait tristement « moderne » : l’émergence d’un techno-fascisme, dont la figure de Trump est devenue l’étendard. Alors que son second mandat marque un durcissement autoritaire, nous avons discuté avec Dork Zabunyan, auteur des Fictions de Trump en 2020, de la façon dont ce « monstre politique » utilise les images – de la spectacularisation de son action politique à l’essor de l’intelligence artificielle.