Courrier des lecteurs
Tribulations sentimentales d’un couple de trentenaires intellos en pleine crise, soirées avec un verre à la main chez les copains artistes, bavardages, névroses, obsessions sexuelles, vestes en velours, grande ville, et grosses montures de lunettes noires…
Le nouveau Woody Allen bien sûr !
Comment peut-on comparer le nouveau film de J. Delpy à une œuvre du grand maître new-yorkais comme j’ai pu le lire ici ou là ? Ce film (et je vais tâcher de ne pas être outrancier ; l’outrance précisément qui ne fait pas peur à la réalisatrice…) est d’une terrassante nullité. D’une faiblesse indigeste.
Quand on a rien à dire et qu’on est sans imagination on ponctue ses phrases de gros mots, on parle de sexe (mal, mais on en parle), on emploie beaucoup de noms propres (C’est qui le scénariste ? Vincent Delerm ?) et on véhicule une ribambelle de clichés tous plus pitoyables les uns que les autres (pour Delpy il y a le haut-le bas, le cru-le cuit, Clinton-la pipe, Bush-l’Irak…-la liste n’est pas exhaustive- mais le milieu, la nuance, la subtilité non elle ne connaît pas ; et c’est là que se situe la différence fondamentale à mon sens entre ce cinéma ectoplasmique et celui de Woody Allen.
Il y a ceux qui ont du talent et ceux qui n’en ont pas. ) et pour finir on habille cette bouillie d’un vernis pseudo « bobo » pour faire in, en espérant tromper tout le monde… Et le pire c’est que ça marche !! Quand je lis toutes ces critiques élogieuses (notamment de la presse dite branchée), je me pose des questions… Bien sûr on n’est pas obligé de partager mon point de vue mais quand même, cet opportunisme, cette prétention casse-pieds, ces coupables lacunes… je ne peux pas croire à la sincérité de ces « journalistes»…
Ce qui m’amène donc à vous remercier pour votre très bonne critique, franche et objective, que je partage en tous points.
_ Continuez ! Je ne connaissais pas ce site qui me semble très bien fait et que j’ai tout de suite mis dans mes favoris ! Ce matin vous comptez un lecteur de plus et croyez bien que je vais faire la publicité du site autour de moi, auprès de mes amis eux aussi exigeants et sans concession !
Bien à vous,
Alexandre S.
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Lire la critique : Two Days in Paris, par Vincent Avenel.