Courts métrages ukrainiens
  • Courts métrages ukrainiens

  • Réalisation : Roman Bondarchuk, Igor Strembitsky, Valentyn Vasyanovych, Stepan Koval, Kira Muratova, Artem Sukharev, Nikita Ratnikov
  • Tramway numéro 9 (Трамвай N°9, 2002), animation, 10 min., de Stepan Koval
    Contre le soleil (Проти сонця, 2004), documentaire, 20 min., de Valentyn Vasyanovych
    Les Voyageurs (Подорожні, 2005), fiction, 10 min., d'Igor Strembitsky
    Le Chauffeur de taxi (Таксист, 2007), fiction, 19 min., de Roman Bondarchuk
    Sur le bord (На Грані, 2007), animation, 6 min., de Nikita Ratnikov et Artem Sukharev
    L'Entourloupe (Кукла, 2007), fiction, 30 min., de Kira Muratova

Voisins, voisines


Voisins, voisines

À l’occasion des Soirées du cinéma ukrainien, la sélection de courts-métrages est une fenêtre sur cour. La production cinématographique ukrainienne bénéficie d’un renouveau depuis 1998, le format court donne un aperçu de ce jeune cinéma. La programmation de qualité propose des films primés et n’oublie aucun genre : notamment Taxi Driver pour la fiction, Against the Sun pour le documentaire, On the Edge pour l’animation.

Le noir et blanc est à l’honneur, une manière tranchée de parler des conflits générationnels. La jeunesse est centrale, dans Against the Sun, il s’agit d’un jeune potier aspirant à l’art et l’amour ; tandis que le héros de Taxi Driver cherche à se marier avec une jeune femme.

Avec ses thèmes de mœurs, on se réfère d’instinct à l’œuvre humaniste de Jean Renoir, pour très vite basculer dans une image nerveuse et une bande son électro qui intuitivement nous évoquent Jim Jarmusch. Cette esthétique, et ce sens du cadre trahissent une cinéphile certaine. La zone industrielle, portuaire dans Taxi Driver, plante un décor propice à la fiction sociale. Et pourtant l’humour ne fait pas défaut, surtout dans On the Edge : c’est « l’œil neuf » sur le monde.

Évidemment cette fenêtre sur cour ne montre pas tout de nos voisins. Rideaux tirés, volets baissés : le film court n’est pas un raccourci de cinéma, au contraire, il s’attache à prolonger la curiosité et la réflexion à propos de ce cinéma ukrainien, si loin, si proche.

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