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Pendant ce temps sur Terre

Pendant ce temps sur Terre

de Jérémy Clapin

  • Pendant ce temps sur Terre

  • France2024
  • Réalisation : Jérémy Clapin
  • Scénario : Jérémy Clapin
  • Image : Robrecht Heyvaert
  • Musique : Dan Levy
  • Producteur(s) : Marc du Pontavice
  • Production : One World Films, Carcadice, Umedia Ufund
  • Interprétation : Megan Northam (Elsa), Sébastien Pouderoux (Franck), Catherine Salée (Annick), Sam Louwyck (Daniel)...
  • Distributeur : Diaphana Distribution
  • Date de sortie : 3 juillet 2024
  • Durée : 1h28

Pendant ce temps sur Terre

de Jérémy Clapin

Brothers in larmes


Brothers in larmes

L’intrigue de Pendant ce temps sur Terre est assez prometteuse : brisée par la disparition inexpliquée de son frère cosmonaute, Elsa (Megan Northam) entrevoit un jour la possibilité de le ramener sur Terre lorsqu’elle est contactée par des entités venues d’ailleurs. Objet hybride composé de quelques séquences animées (Jérémy Clapin s’est d’abord illustré avec J’ai perdu mon corps), le film s’apparente à un patchwork composé de divers emprunts à la science-fiction, d’Interstellar à Body Snatchers. Si la rencontre de ces influences ménage parfois une étrangeté bienvenue (notamment durant la première séquence de téléportation près d’une souche d’arbre), le film, centré sur le tourment d’Elsa, épouse toutefois une forme invariablement tapageuse : la figuration de la douleur de l’héroïne écrase toute autre ambition de mise en scène.

Clapin multiplie les ralentis et les gros plans affligés dans lesquels seul le visage d’Elsa se détache du flou. Ces derniers se trouvent baignés de la musique dissonante de Dan Levy, dont l’omniprésence transforme progressivement le film en une sorte de long clip – comme en témoigne le procédé consistant à couper le son in d’une scène de tension pour ne laisser entendre que la bande-originale. En guise d’un portrait intime, on assiste ainsi à un empilement d’effets de manche. Il en va de même pour les séquences d’animation : si ces dernières auraient pu étoffer la relation entre Elsa et son frère, elles font surtout figure d’artifices tire-larmes surlignant l’impossibilité d’un deuil que la mise en scène peine à incarner.

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