Passer la porte

Passer la porte

Passer la porte

Dans « La Pivellina »


Dans « La Pivellina »

En revoyant le passionnant La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel – l’un des ces objets entrant dans la fameuse catégorie « hybride » –, on assiste à une distinction très précise entre un découpage documentaire et fictionnel. À trois reprises, des personnages ont à passer une même porte, et on explore avec eux différentes voies cinématographiques, dont une troisième qui vient brouiller les pistes.

1 – Patti : approche documentaire de la porte

On éprouve ici une particularité du documentaire (ce que La Pivellina n’est pas) : si le filmé ne tient pas la porte à la caméra, le film est sérieusement mis en péril.

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Patti permet au film de se poursuivre sans aucun problème.

2 – Tairo (1) : approche fictionnelle de la porte

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Aucun souci lors de ce passage de porte, le montage raccorde le dedans et le dehors, La Pivellina prend (presque) des airs de classique hollywoodien.

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3 – Tairo (2) : approche transgressive de la porte

Un troisième cas de figure fait état d’un sens de l’adaptation remarquable, des filmeurs comme du filmé.

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Pas de recours au montage, Tairo organise un raccord qui se fait de lui-même.

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Dans la continuité du plan.

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Et le garçon laisse bien entendu la porte ouverte au cinéma.

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