Robert Aldrich [courrier]

Robert Aldrich [courrier]

Robert Aldrich [courrier]


Courrier des lecteurs

Un grand merci pour vos commentaires, et l’infini regret de n’avoir pu, habitant Lyon, assister à la rétrospective de ce cinéaste capital, à mon sens, dans l’évolution du cinéma américain. Issu d’un milieu très huppé, cet homme (Aldrich) a ensuite côtoyé des réalisateurs comme Renoir, Losey, Polonsky, Chaplin, Milestone, Rossen marqués très à gauche, quand ils ne furent pas communistes. Il y a là un paradoxe sur lequel beaucoup d’intellectuels cyniques d’aujourd’hui feraient bien de méditer. Toutefois, Aldrich n’a pas agi en « idéaliste », à travers son observation des réalités du monde hollywoodien ou de l’histoire de l’Ouest et de la société américaine. Il se démarqua nettement d’un « progressisme », certes généreux, mais finalement inconsistant. Sa vision est implacable, personne n’est « héroïsé », idéalisé ; l’entreprise d’Aldrich participe à une démystification totale de tous les schémas réducteurs, qu’ils soient caractérisés « à droite » ou « à gauche»… Ce qui explique l’incompréhension momentanée à l’égard de « Baby Jane » ou plus tard « Fureur Apache » par exemple. Aldrich restera définitivement moderne dans sa démarche.

Félicitations pour votre travail.

Anonyme.

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Lire les articles Rétro Aldrich, Les Douze Salopards et Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?, Chut… chut… chère Charlotte, Pas d’orchidées pour Miss Blandish, Le Grand Couteau, En quatrième vitesse et El Perdido, par Chloé Larouchi, Ariane Beauvillard, Benoît Smith et surtout Clément Graminiès, qui tous méritent des félicitations.

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