John Ford [courrier]

John Ford [courrier]

John Ford [courrier]


Courrier des lecteurs

Félicitations pour vos commentaires sur John Ford ! Voilà, pourquoi j’admire personnellement ce très grand cinéaste : il évoque avec simplicité mais richesse l’univers des Américains d’en bas, il met en valeur la communauté, la solidarité du groupe face aux dangers et à l’adversité…Si Wayne fut un grand acteur c’est parce que Ford savait le mettre en valeur, non en tant que héros banal et schématique à souhait, mais comme un homme pétri de contradictions, générant de la part du spectateur un sentiment de rejet, de sympathie voire d’ironie tout à la fois. Ford, qui n’était pas un intellectuel, maniait, dans son oeuvre, la dialectique comme personne ne l’aurait fait. Dans The Searchers, Sergeant Rutledge ou Cheyenne Autumn, il est même visionnaire pressentant déjà l’Amérique de demain. Une dernière requête : quand pourra t‑on revoir l’extraordinaire Seven Women, son ultime film, mal compris de la critique ? John Ford a brossé dans ses films de très beaux portraits de femmes, mais celà vous le savez, n’est-ce pas ?

Cordialement et cinéphiliquement, Michel S.

—-

Lire les articles Rétro Ford, What Price Glory, Quatre Hommes et une prière et Steamboat Round the Bend, La Charge héroïque, L’Homme qui tua Liberty Valance, Les Cavaliers et Le Sergent noir, tous par Ophélie Wiel, qui manie John Ford comme personne ne le fait.

Soutenez Critikat

Si Critikat est une revue accessible gratuitement, sa production a un coût : votre soutien est précieux pour garantir sa pérennité et son développement.
N'hésitez pas à nous soutenir mensuellement si vous le pouvez !