Kinopolska

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Du 7 au 13 décembre 2011, le festival du cinéma polonais Kinopolska investit le Reflet Médicis. La programmation revient sur les cinéastes polonais dont les films ont été montrés et découverts par le Festival de Cannes. À cette programmation s’ajouteront des films polonais contemporains, de l’animation, des courts métrages et une série de documentaires sur la recherche de liberté par les Polonais. Théo Ribeton, rédacteur chez Critikat.com, fait partie du Jury, présidé par le cinéaste Andrzej Żuławski, réalisateur, entre autres, du film Possession avec Isabelle Adjani (notamment Prix d’Interprétation féminine à Cannes en 1981).

Si le Festival de Cannes rime pour beaucoup avec paillettes et glamour, ce qui s’y passe entre les lignes, ou entre les rangées de fauteuil, est beaucoup plus complexe que la vitrine revendiquée d’un des plus importants festivals du monde. Dans les interstices se profile un espace de visibilité ouvert à des cinématographies que l’exploitation en salles pourrait plus difficilement soutenir. En présentant des films comme Haut les mains de Skolimowski en 1981 (réalisé et interdit en 1967), ou Tu ne tueras point de Kieślowski, Kinopolska revient sur l’aide apportée par cette institution pour soutenir des films que les réalisateurs ont eu des difficultés à réaliser et montrer sous un régime d’oppression. Le tournage de Sur le globe d’argent d’Andrzej Żuławski avait été arrêté par les autorités, avant d’être finalement montré en 1988 dans sa version inachevée par le festival de Cannes – les rushes détruits étant alors remplacés par une voix-off. Les deux masterclasses proposées dans le cadre du festival avec Krysztof Zanussi et Andrzej Żuławski promettent à de nombreux égards d’être passionnantes.

On ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres formes d’oppression de certains réalisateurs dont le Festival de Cannes se fait encore aujourd’hui l’écrin, comme ce fut le cas cette année avec les films des cinéastes iraniens Jafar Panahi, Mojtaba Mirtahmasb et Mohammad Rasoulof. À nous de regarder, d’écouter, puis de prendre les responsabilités dont on nous aura fait sentir la teneur.

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