Assister à une projection cinématographique est affaire de désir et de confiance. La source de l’image est située dans le dos, et pourtant il n’est point question de se retourner avec inquiétude. L’objet du désir : l’écran et lui seul. C’est aussi un acte d’abandon volontaire dans une position statique de quasi-impuissance motrice. Voir ici le thème de la salle de cinéma traité par l’impressionnant et plus que respectable cortège de cinéastes (celui qui ne trouvera pas un seul cinéaste à aimer est tout de même à plaindre) reproduit ces sentiments voluptueux propres à la séance de cinéma, mais fait poindre aussi une certaine crainte. Ceux pour qui plane le spectre de Paris, je t’aime doivent être ici rassurés : l’ensemble est relevé, parfois magnifique, souvent drôle et cocasse. La tendance à faire du spectateur une pleureuse professionnelle, sous prétexte qu’il aime le cinéma, est un peu grossière. Ces formes de célébration du cinéma (ou de Cannes pour un cas) par lui-même représentent la part faible de l’entreprise, mais l’odyssée vaut largement le coup d’être tentée, car elle est d’une grande richesse.
Avant même de découvrir les films, l’examen de la liste des 33 collaborateurs de Chacun son cinéma est l’occasion d’établir une sorte de géographie du cinéma mondial. Un constat, pas nouveau, la mondialisation concerne bien le 7e art, tous les continents sont représentés. On note bien sûr l’importance des pôles européen et nord américain. Logique. Alors que l’Amérique latine montre son nez à la fenêtre, l’Asie s’est largement installée dans le paysage cinématographique mondial, notamment la Chine. Mais, c’est à remarquer, le géant (démographique et de la production cinématographique) indien est aux abonnés absents. Enfin, un peu à l’image des commentaires qui suivent l’annonce de la sélection cannoise : l’Afrique, grande absente de la sélection. Pas tout à fait certes, puisque Youssef Chahine constitue l’arbre. Alors qu’il s’agit d’une production estampillée art et essai dont le but artistique précède le commercial, l’analogie entre la distribution internationale de Chacun son cinéma et la mondialisation économique, par exemple les flux financiers, est plus que flagrante. Il n’est pourtant pas question ici d’intenter un quelconque procès au festival dont la louable prétention est de refléter le cinéma mondial, donc aussi le monde tel qu’il est.
Par sa thématique, Chacun son cinéma organise nécessairement une mise en abyme. Le spectateur aura souvent l’occasion de se voir placé face à sa propre condition : une sorte de regardant regardé. Pour Abbas Kiarostami, c’est même le seul objet de son court-métrage : un défilement de gracieux faciès féminins voilés et submergés par l’émotion. Le halo lumineux se reflète : le cinéaste iranien fait de ces femmes autant des visages que des écrans. On ne saura jamais ce qui les étreint à ce point, peut être quelque chose de l’ordre de l’abandon. La salle pourrait ici être identifiée, après le taxi de Ten où défile la vie, à une sorte de sas protecteur. Raymond Depardon, lors d’une séance de plein air dans un pays musulman non identifié, place aussi les visages au cœur de son court-métrage, mais auquel il joint un avant (les sièges vides, le projectionniste) et un après (la sortie). Le temps de cette projection s’organise un petit théâtre coquin d’échange de regards et de sourires appuyés. Les deux réalisateurs, à l’image du dispositif de la projection, placent le spectateur autant face à lui-même que face à l’Autre.
Beaucoup se placent sur le terrain de la contamination du réel par la fiction et ce n’est pas une très grande surprise de trouver ici David Lynch. Tout le long de son plan fixe de 3 minutes, le cinéaste américain menace le spectateur-voyeur (pas celui de la salle qu’il filme, absolument déserte) d’une lame tranchante en hologramme, prolongement inquiétant partant de l’écran vers le public. En somme, le réel débordé par le fictionnel, une sorte d’épanchement d’un fluide aussi fascinant qu’inquiétant. Au passage, on retrouve là une thématique centrale d’INLAND EMPIRE mais aussi de Mulholland Drive. Plus généralement, la confusion entre la vie et l’écran, sans le traitement lynchien, s’avère un groupement thématique important de Chacun son cinéma, jusqu’à en gommer la frontière. L’événement se joue bien souvent autant dans la salle qu’à l’image : drame, sentiments, épouvante ou bien comédie. Gus Van Sant met en scène le procédé convenu de l’écran épousé et pénétré par le spectateur (celui-ci y arrive, le bougre), fantasme aussi vieux que le premier cinéphile obsessionnel. Mais sur ce terrain, autant se repasser l’hilarante et merveilleuse séquence de Michel-Ange se rendant pour la première fois au cinématographe dans Les Carabiniers de Jean-Luc Godard.
Si le cinéma était un corps, la salle serait sans doute son cerveau et sa mémoire. Fulgurant dans son historicité, le cinéma a traversé une à une et à grand pas les périodes de l’histoire d’un art : primitif, classique, moderne, post-moderne. Cette conscience cinématographique de son histoire et de sa mémoire est omniprésente, bien qu’une période soit très largement privilégiée : celle de la modernité. Des figures tutélaires se dégagent, Robert Bresson pour Hou Hsiao-Hsien, Federico Fellini et surtout Godard, le mythe et non le cinéaste, donc sans Jean-Luc. Pour ce dernier, le nombre de citations et de références est trop nombreux pour passer inaperçu. Et ce n’est pas là l’un des moindres intérêts du film, Chacun son cinéma est aussi le récit des origines des cinéastes actuels convoqués, et ceux-là sont nés au cinéma dans la modernité de celui-ci. Le thème de la salle de cinéma agit ainsi sur Atom Egoyan ou Wong Kar Wai, entre autres, comme la madeleine sur Marcel Proust. La référence au cinéma muet n’est cependant pas absente, Manoel de Oliveira ne fait d’ailleurs pas autre chose que le propre récit de sa naissance au cinéma, mais du haut de ses 99 ans. Et quand la mort a frappé trop tôt, le cinéma se propose d’accomplir le miracle : Theo Angelopoulos ressuscite Marcello pour ce qui est sans doute le plus beau film du collectif. L’histoire, la mort, la perte, la mémoire. Ces thèmes retiennent l’attention de David Cronenberg qui, sous les atours comiques d’une émission de télé réalité où le dernier juif du monde va se suicider dans le dernier cinéma du monde, n’est pas sans relayer une certaine angoisse. Si le cinéma meurt, qu’est ce que je deviens ?
Arnaud Hée
Articles associés
• Les Promesses de l’ombre, réalisé par David Cronenberg
, par Claudine Le Pallec Marand
• La Mouche, réalisé par David Cronenberg
, par Donald Devienne
• A History of Violence, réalisé par David Cronenberg
, par Benoît Smith
• A Dangerous Method, réalisé par David Cronenberg
, par Mathieu Macheret
• Cosmopolis, réalisé par David Cronenberg
, par Fabien Reyre
• Chinatown, réalisé par Roman Polanski
, par Ariane Beauvillard
• The Ghost Writer, réalisé par Roman Polanski
, par Sébastien Chapuys
• Carnage, réalisé par Roman Polanski
, par Ariane Beauvillard
• Roman Polanski : Wanted and Desired, réalisé par Marina Zenovich
, par Bélinda Saligot
• Le Couteau dans l’eau / Cul-de-sac, réalisés par Roman Polanski
, par Matthieu Amat
• Le Bal des vampires, réalisé par Roman Polanski
, par Marie Bigorie
• Roman Polanski – coffret DVD, Le Couteau dans l’eau, Répulsion, Cul-de-sac
, par Xavier Collet
• L’Étrange Affaire Angélica – édition DVD, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Théo Ribeton
• Belle toujours, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Florian Guignandon
• Le Soulier de satin – édition DVD, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Mathieu Macheret
• Gebo et l’ombre, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Benoît Smith
• Le Miroir magique, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Mathieu Macheret
• La Parole et le lieu, le cinéma selon Manoel de Oliveira, écrit par Mathias Lavin
, par Emmanuelle Romeyer
• L’Étrange Affaire Angélica, réalisé par Manoel de Oliveira
, par Benoît Smith
• Olivier Assayas, à l’occasion de la sortie du film « Carlos »
, par Julien Marsa
• L’Heure d’été, réalisé par Olivier Assayas
, par Marion Pasquier
• Clean, réalisé par Olivier Assayas
, par Clément Graminiès
• Après Mai, réalisé par Olivier Assayas
, par Sophia Collet
• Paris, je t’aime, film collectif
, par Ariane Beauvillard
• Carlos, réalisé par Olivier Assayas
, par Julien Marsa
• Boarding Gate, réalisé par Olivier Assayas
, par Romain Le Vern
• Three Times, réalisé par Hou Hsiao-Hsien
, par Claudine Le Pallec Marand
• Le Voyage du ballon rouge, réalisé par Hou Hsiao-Hsien
, par Marion Pasquier
• Chu Tien Wen, scénariste des films de Hou Hsiao Hsien
, par Marion Pasquier
• Poussières dans le vent, réalisé par Hou Hsiao-hsien
, par Guillaume Morel
• Hou Hsiao-Hsien, pour la sortie de son film « Le Voyage du ballon rouge (...)
, par Marion Pasquier
• Lars von Trier, au centre Georges-Pompidou du 8 au 22 juin 2009
, par Sarah Elkaïm
• Lars von Trier / Clement Greenberg, par Frédéric Caillard
• L’Hôpital et ses fantômes – édition DVD, réalisé par Lars von Trier
, par Xavier Collet
• Melancholia, réalisé par Lars von Trier
, par Anne-Violaine Houcke
• Dogville, réalisé par Lars von Trier
, par Clément Graminiès
• Antichrist, réalisé par Lars von Trier
, par Sarah Elkaïm
• Le Direktor, réalisé par Lars von Trier
, par Claudine Le Pallec Marand
• Klimt, réalisé par Raoul Ruiz
, par Clément Graminiès
• La Maison Nucingen, réalisé par Raoul Ruiz
, par Laurine Estrade
• Le Domaine perdu, réalisé par Raoul Ruiz
, par Chloé Larouchi
• Les Trois Couronnes du matelot, réalisé par Raoul Ruiz
, par Florian Guignandon
• La Nuit d’en face, réalisé par Raoul Ruiz
, par Julien Marsa
• Mystères de Lisbonne, réalisé par Raoul Ruiz
, par Raphaël Lefèvre
• Les Lignes de Wellington, réalisé par Valeria Sarmiento
, par Olivia Cooper Hadjian
• Wong Kar Wai – les éditions DVD, par Xavier Collet
• Eros, réalisé par Michelangelo Antonioni, Steven Soderbergh et (...)
, par Sarah Elkaïm
• The Grandmaster, réalisé par Wong Kar Wai
, par Julien Marsa
• Les Cendres du temps Redux, réalisé par Wong Kar-Wai
, par Anne-Violaine Houcke
• My Blueberry Nights, réalisé par Wong Kar Wai
, par Fabien Reyre
• Plus tard tu comprendras, réalisé par Amos Gitaï
, par Mathieu Macheret
• Edito 138, Les roses coupées de Gitaï
, par Sarah Elkaïm
• Terre promise, réalisé par Amos Gitaï
, par Florie Delacroix
• Lullaby to My Father, réalisé par Amos Gitaï
, par Sarah Elkaïm
• Free Zone, réalisé par Amos Gitaï
, par Sarah Elkaïm
• Amos Gitaï – coffret DVD, Devarim (1995), Yom Yom (1998) et Eden (2001)
, par Flavien Poncet
• News from Home / News from House, réalisé par Amos Gitaï
, par Vincent Avenel
• Visage, réalisé par Tsai Ming-liang
, par Marion Pasquier
• Edito 094, Le cinéma taïwanais, Tsai Ming-Liang, « Visage »
, par Marion Pasquier
• Goodbye Dragon Inn – édition DVD, réalisé par Tsai Ming-liang
, par Vincent Avenel
• Tsai Ming-Liang, à l’occasion de la sortie du film « Visage »
, par Marion Pasquier
• La Saveur de la pastèque, réalisé par Tsai Ming-Liang
, par Audrey Jeamart
• I Don’t Want to Sleep Alone, réalisé par Tsai Ming-liang
, par Florian Guignandon
• It’s a Free World !, réalisé par Ken Loach
, par Sarah Elkaïm
• Looking for Eric, réalisé par Ken Loach
, par Vincent Avenel
• Just a Kiss, réalisé par Ken Loach
, par Clément Graminiès
• Ken Loach, les années 90 (vol. 2) – coffret DVD, un coffret rétrospectif de deux films et deux (...)
, par Vincent Avenel
• The Gamekeeper / Raining Stones – édition DVD, réalisés par Ken Loach
, par Lionel Hurtrez
• La Part des anges, réalisé par Ken Loach
, par Matthieu Bareyre
• Family Life, réalisé par Ken Loach
, par Vincent Avenel
• Promised Land, réalisé par Gus Van Sant
, par Louis Blanchot
• Last Days, réalisé par Gus Van Sant
, par Lucile Hochdoerffer
• Restless, réalisé par Gus Van Sant
, par Théo Ribeton
• 8, campagne virale collective
, par Vincent Avenel
• Paris, je t’aime, film collectif
, par Ariane Beauvillard
• My Own Private Idaho, réalisé par Gus Van Sant
, par Carole Milleliri
• Gerry (II), réalisé par Gus Van Sant
, par Raphaëlle Pireyre
• A Serious Man, réalisé par Joel et Ethan Coen
, par Camille Pollas
• True Grit, réalisé par Joel et Ethan Coen
, par Ariane Beauvillard
• Paris, je t’aime, film collectif
, par Ariane Beauvillard
• Burn After Reading, réalisé par Joel et Ethan Coen
, par Emmanuel Didier
• Barton Fink, réalisé par Joel et Ethan Coen
, par Benoît Smith
• No Country for Old Men, réalisé par Joel et Ethan Coen
, par Ariane Beauvillard
• Paris, je t’aime, film collectif
, par Ariane Beauvillard
• Terre lointaine, réalisé par Walter Salles et Daniela Thomas
, par Carole Wrona
• Sur la route, réalisé par Walter Salles
, par Antoine Oury
• Une famille brésilienne, réalisé par Walter Salles et Daniela Thomas
, par Bélinda Saligot
• Les frères Dardenne, pour la sortie de leur film « L’Enfant »
, par Audrey Jeamart
• Le Gamin au vélo, réalisé par Luc et Jean-Pierre Dardenne
, par Ferhat Abbas
• L’Enfant, réalisé par Luc et Jean-Pierre Dardenne
, par Claudine Le Pallec Marand
• Le Silence de Lorna, réalisé par Luc et Jean-Pierre Dardenne
, par Emmanuel Didier
• Youssef Chahine – coffret DVD, « Gare centrale », « La Terre », « Le Moineau », « Le Retour (...)
, par Clément Graminiès
• Edito 042, Adieu Chahine !
, par Matthieu Santelli
• Le Chaos, réalisé par Youssef Chahine et Khaled Youssef
, par Ophélie Wiel
• Adoration, réalisé par Atom Egoyan
, par Emmanuel Didier
• Chloe, réalisé par Atom Egoyan
, par Anaïs Vincent
• L’Essentiel d’Atom Egoyan – coffret DVD, par Yann Ricordel
• La Vérité nue, réalisé par Atom Egoyan
, par Claudine Le Pallec Marand
• Ten, réalisé par Abbas Kiarostami
, par Arnaud Hée
• Like Someone in Love, réalisé par Abbas Kiarostami
, par Carine Bernasconi
• Víctor Erice / Abbas Kiarostami, au Centre Pompidou du 19 septembre 2007 au 7 janvier (...)
, par Emilie Padellec
• Close-Up, réalisé par Abbas Kiarostami
, par Arnaud Hée
• Shirin (2), réalisé par Abbas Kiarostami
, par Arnaud Hée
• Copie conforme, réalisé par Abbas Kiarostami
, par Mathieu Macheret
• Abbas Kiarostami – coffret DVD, Au travers des oliviers (1994), Le Goût de la cerise (...)
, par Carole Wrona
• Achille et la tortue, réalisé par Takeshi Kitano
, par Stéphane Caillet
• Glory to the Filmmaker !, réalisé par Takeshi Kitano
, par Laurine Estrade
• Outrage, réalisé par Takeshi Kitano
, par Julien Marsa
• Takeshis’, réalisé par Takeshi Kitano
, par Romain Lecler
• Don’t Come Knocking, réalisé par Wim Wenders
, par Sarah Elkaïm
• 8, campagne virale collective
, par Vincent Avenel
• Paris, Texas, réalisé par Wim Wenders
, par Sarah Elkaïm
• Les Ailes du désir – édition DVD, réalisé par Wim Wenders
, par Lionel Hurtrez
• Pina, réalisé par Wim Wenders
, par Julien Marsa
• The Flowers of War, réalisé par Zhang Yimou
, par Théo Ribeton
• Edito 044, Pékin 2008 : suite et fin !
, par Matthieu Santelli
• La Cité interdite, réalisé par Zhang Yimou
, par Nicolas Giuliani
• Nanni Moretti, à la Cinémathèque Française du 5 au 25 septembre (...)
, par Arnaud Hée
• Habemus Papam, réalisé par Nanni Moretti
, par Arnaud Hée
• Coffret Nanni Moretti – Je suis un autarcique, Ecce Bombo, Sogni d’Oro, La Cosa, par Arnaud Hée
• Le Caïman, réalisé par Nanni Moretti
, par Ophélie Wiel
• Je suis un autarcique, Ecce Bombo, Sogni d’Oro, réalisés par Nanni Moretti
, par Arnaud Hée
• Top of the Lake, réalisé par Jane Campion
, par Olivia Cooper Hadjian
• 8, campagne virale collective
, par Vincent Avenel
• Portrait de femme – édition DVD, réalisé par Jane Campion
, par Bélinda Saligot
• Bright Star, réalisé par Jane Campion
, par Sarah Elkaïm
• Goodbye Bafana, réalisé par Bille August
, par Benoît Smith
• Wu Ji, la légende des Cavaliers du Vent, réalisé par Chen Kaige
, par Vincent Avenel
• La Porte du Paradis, réalisé par Michael Cimino
, par Ophélie Wiel
• Le Canardeur, réalisé par Michael Cimino
, par Benoît Smith
• Journal de France, réalisé par Claudine Nougaret et Raymond Depardon
, par Matthieu Bareyre
• 1974, une partie de campagne, réalisé par Raymond Depardon
, par Ariane Beauvillard
• La Vie moderne, réalisé par Raymond Depardon
, par Emmanuel Didier
• Babel, réalisé par Alejandro González Iñárritu
, par Vincent Avenel
• Biutiful, réalisé par Alejandro González Iñárritu
, par Emmanuel Didier
• Le Havre, réalisé par Aki Kaurismäki
, par Olivia Cooper Hadjian
• Les Lumières du faubourg, réalisé par Aki Kaurismäki
, par Ariane Beauvillard
• Roman de gare, réalisé par Claude Lelouch
, par Clément Graminiès
• D’un film à l’autre, réalisé par Claude Lelouch
, par Nicolas Maille
• Le Temps qu’il reste, réalisé par Elia Suleiman
, par Marion Pasquier
• Le Premier Maître, réalisé par Andreï Kontchalovski
, par Sébastien Chapuys
• Theo Angelopoulos – coffret DVD, par Natacha Seweryn
• Theo Angelopoulos, en janvier 2011, à l’occasion de la sortie du coffret (...)
, par Natacha Seweryn